What now ?

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Ces élections US, quel bordel. Le résultat sera incertains jusqu’à ce que la totalité des mail-in ballots ait été comptée. Comme il l’avait prédit publiquement Bernie Sanders il y a une semaine, Trump a déclaré avoir gagné et que tout vote compté après mardi soir minuit est frauduleux et compte bien foutre le bordel quoi qu’il arrive. On est même pas certains que si le décompte des votes soit adoubé par l’ensemble de la classe politique cette andouille rende la présidence. Et puis il y a la question de la Cour Suprême, qui, selon certains pourraient trancher l’élection. Alors en fait, non.

La Cour Suprême est une autorité judiciaire. Elle n’a aucune légitimité constitutionnelle à trancher l’élection. Là où elle peut être un outil au service de Trump, avec sa majorité conservatrice dont deux juges totalement inféodé à Trump, qui les a nommés, c’est dans le cas d’une procédure judiciaire de contestation de la validité de certains mail-in ballots, ces fameux votes par courrier, dont on sait qu’ils sont généralement ultra favorables aux démocrates dans les états où ils existent (les classes populaires font souvent ce choix parce qu’il leur est compliqué de voter en personne le jour même -travail, impossibilité de se déplacer, etc.- et les personnes racisés qui cherchent souvent à éviter de se faire intimider devant les bureau de vote). Et ce type de recours judiciaire pourrait prendre des semaines pour arriver devant la Cour Suprême. Des tentatives ont déjà eu lieu depuis hier soir et les tribunaux locaux les ont toutes rejetées en les considérant comme non recevable par une cour faute de preuve que ces votes étaient frauduleux, bloquant tout recours : s’il n’y a pas matière à ester en justice, il n’y a pas matière à aller jusqu’à la Cour Suprême d’Etat, encore moins la CS Fédérale. Mais si une affaire venait à être acceptée en justice, sur la base d’un doute raisonnable (fondement de toute la justice US), qui sait jusqu’où irait le dossier…

Reste la possibilité, hautement improbable, que Trump finisse par entendre raison et se plie à la tradition, et concède la victoire à Biden, en cas de compte défavorable, mais rien ne l’y oblige légalement. Hillary aurait pu ne rien concéder en 2016 et attendre le décompte total des voix. Elle a concédé la victoire car les écarts de voix étaient considérés comme difficilement rattrapables avec les mail-in ballots, ce qui a été confirmé ensuite par la commission parlementaire de recomptage (qui officie jusqu’en janvier/février pour confirmer un décompte officiel, ce qu’on sait peu, de ce côté ci de l’Atlantique…), alors que Trump venait d’être investi. Mais le discours de concession est une tradition et Trump peut continuer à se déclarer vainqueur et constester la victoire à Biden, en cas de comptage défavorable ou d’égalité. Et là on passe à un arbitrage tout à fait léonin, devant le Congrès (Sénat + Chambre des représentants, où Sénateurs et Représentants votent pour élire respectivement le Vice-président et le Président, pas à titre individuel ceci dit, mais regroupés par délégation d’état. Un état, une voix. Et comme il y a plus d’états à tendance Républicaine, Trump compterait éventuellement là dessus pour être élu…

C’est ce qu’explique le monsieur dans la vidéo ci-dessous :

Bref, les américains, n’ont pas le cul sorti des ronces dans cette affaire… Et le reste du monde, en reste baba.

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