Les Cavernes de Thénèbé !

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On a vu précédemment que j’étais devenu un mordu de PacMan lors de séjours au ski, avec les parents. Fast forward de quelques années. Nous sommes en 1987, au printemps, je vais bientôt avoir 7 ans, et je suis invité à l’anniversaire de Jonathan, qui est dans ma classe. Au programme, foot dans le jardin, jeux de sociétés, visionnage de Police Academy (Revu plus tard dans ma vie, et interpellé que Brigitte et Raymond, les parents de Jonathan, instituteurs, nous aient laissé le regarder à l’époque, vu le nombre de blagues salaces qui le jalonnent…) et… séance de jeu sur l’ordinateur de la maison !

Cette activité occupe une partie non négligeable de l’après-midi, d’une part parce que nous sommes une dizaine de gamins mais surtout parce qu’il s’agit d’un ancêtre de l’Amstrad CPC 464,  de la famille des ordinateurs à CASSETTES ! Oui, oui, à cassettes. Les plus âgé·e·s d’entre vous ne seront pas plus surpris que ça a priori, mais pour les moins de 25 ans, c’est peut-être un choc de découvrir que la cassette n’a pas eu qu’un usage audio ou vidéo, mais que dans des temps reculés, elle a aussi servi de support en informatique ! Tenez, voilà un CPC, bah imaginez, la version encore avant (parce que quand je vois les jeux qui sont sortis sur celui là, ils sont chiadés par rapport à ceux auxquels j’ai joué chez Jonathan ce jour là)  :

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/91/Amstrad_CPC464.jpg

Le principe : l’ordi lit une partie de la cassette pour charger une partie du programme et en lit une autre partie pour le déroulement de la partie. Et il faut rembobiner la cassette entre chaque partie pour pouvoir re-charger le jeu et faire une autre partie. Autant dire qu’avec 10 gamins, à raison de 2 à 3 minutes de jeu par môme (oui, on est des quiches, hein, personne n’a jamais touché à un ordi en dehors de Jonathan), 1 minute de rembobinage à chaque fois, et nous essayons deux jeux (une course de hors bord et une grenouille qui traverse une rivière infestée de crocodiles), bref, on y passe facilement près d’une heure et demie. Et tout le monde est fier comme un paon d’avoir joué à l’ordinateur, même si le plus fier, c’est Jonathan, le seul à avoir fini la course de bateaux sans crasher son bateau, et à avoir battu son propre record à la traversée de la rivière sans se faire manger par les sauriens !

Le soir même, ma mère vient me chercher, et comme je lui dit qu’on à joué à l’ordinateur, elle demande à Brigitte de lui montrer la machine (non, elle ne joue pas, non) et elle discutent longuement entre elles ensuite. Je suis occupé de mon côté à jouer avec mes petits camarades et de toute façon les conversation des adultes ne m’intéressent que rarement à ce moment là, mais je peux facilement imaginer « Ah mais Raymond s’en sert pour taper ses fiches de cours et il les sort sur limprimante matricielle en salle des profs ! Ah oui, clairement, c’est l’avenir, on va tous finir par en avoir un chez soi, avant c’était des trucs énormes, mais maintenant… Et celui là a deux ans déjà ! C’est important que les enfants se familiarisent tôt avec ce genre d’outils ! »

Qu’elle ait été déjà convaincue ou qu’elle ait été particulièrement impressionné par le discours de Brigitte, ma mère a clairement commencé à songer à se renseigner sur l’importance de l’informatique à ce moment là. L’année suivante, mon oncle et ma tante avaient eux aussi un ordinateur, à cassettes lui aussi, un Thomson TO8, branché sur la télé du salon. Celui là avait l’avantage, d’autant que je me souvienne, de ne pas avoir besoin de recharger le jeu entre chaque partie, tant qu’on avait pas chargé un autre programme sur la machine. Du coup, quand j’allais là bas, j’étais ravi de pouvoir jouer entre 30 minutes et une heure d’affilée, à mon jeu fétiche de l’époque : Les CAVERNES DE THENEBE !

https://i0.wp.com/dcmoto.free.fr/programmes/les-cavernes-de-thenebe/01.png  les-cavernes-de-thenebe

https://i1.wp.com/dcmoto.free.fr/programmes/les-cavernes-de-thenebe/05.png  les-cavernes-de-thenebe

https://i.servimg.com/u/f38/15/24/32/70/tm/0410.png

Vous êtes une espèce de cosmonaute avec un jetpack individuel à hélice et vous devez résoudre différents tableaux en évitant de toucher les plantes, et les quelques créatures et éléments animés de l’environnement autre que votre perso. J’ai fais et refais les 20 ou 30 premier niveaux, n’ayant jamais le temps d’aller plus loin et je découvre grâce au web qu’il y en avait 66 au total dont 58 accessibles in game sans code seulement. Le plus drôle est que j’ai déjà cherché des infos sur ce jeu dans le passé, sans succès. Ma dernière tentative, datant probablement de 2014/2015.  Et là, j’ai fait une recherche sans trop y croire, et ô surprise, on seulement, je trouve des mentions du jeux, mais il y a des screenshots, qui plus est, et, félicité suprême, IL Y A LES FICHIERS DU JEUX EN DL sur un des sites dont je repique ici les captures d’écran ! Oh punaise, si c’est jouable, je suis OBLIGE de m’y coller ! (Je vous préviens, c’est tout con, comme jeux, allez pas imaginer que c’est un truc cultissime, à part pour moi, hein. Venez pas râler si vous l’essayez et êtes déçus :D)

Ceci fut la deuxième étape marquante de ma culture geek/informatique et gamer ! La suite au prochain épisode !

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