Drag Race France – Episode 7 : What da fuck ?

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Je suis tard pour publier mon billet sur Drag Race France cette semaine, mais je n’ai pas été très emballé par l’épisode sans trop savoir pourquoi sur le coup. Bref, j’avais besoin d’y voir plus clair, quand aux raisons qui m’ont fait trouver cet épisode vraiment « meh » par rapport au reste de la saison. Le show est un peu tombé dans un travers cette saison : l’édit est, à mon avis, fait à la truelle et ne permet pas toujours d’être en phase avec les décisions du jury. C’est assez énervant. Et ça souligne un certaine injustice dans la compétition.

Déjà, pas de mini challenge cette semaine, il n’y a qu’un maxi-challenge, certes de taille, m’enfin quand même : le drag make-over d’un proche, avec un air de famille drag. Pour l’occasion les meilleur·e·s ami·e·s des quatre queen finalistes sont convoqué·e·s : Paloma, Soa, La Grande Dame doivent dragifier leurs meilleures copines, et Lolita doit dragifier son meilleur ami.

D’ailleurs Antonio, puisque c’est son prénom, était sans doute le point le plus touchant de tout l’épisode. Assez joli à regarder à mon goût, hétéro et papa #HotDad, il est là par amitié (bromance ?) absolue pour Lolita et parce que sa fille est fan de RPDR et fascinée par les Drag Queen. Il écoute religieusement les échanges des queens que l »homophobie, sur le drag, sur le tucking. Il pose des questions de façon tout à fait candide sans être jamais irrespectueux et c’était rafraîchissant de voir un type pas du tout concerné montrer une volonté toute bienveillante d’en savoir plus, juste pour être moins ignorant, plus conscient, plus éduqué.  Antonio, convainc donc ta femme de vous mettre en trouple polyamoureux avec Lolita/Esteban, vous serez la famille queer la plus adorable de France !

Les échanges desautres queens avec leurs copines n’avaient pas vraiment d’intérêt (en gros les meufs sont vos sista, elles vous soutiennent dans votre démarche drag depuis le début, certaines sont clairement queer, bref, rien de nouveau sous le soleil, ok). Accessoirement, devoir dragifier une meuf cis, à mon sens c’est quand même un peu moins un challenge que devoir dragifier un mec avec une jolie carrure et des hanches peu marquées. Je dis ça, je dis rien, enfin, si, la prod, sérieux, vous pouviez pas trouver quatre mec dans le pit crew à dragifier, bordel, histoire de mettre tout le monde sur un pied d’égalité relative ? Tss.

Paloma décide que les costumes de son binômes seront une référence, comme d’habitude, à Musidora, Irma Vep et le cinéma muet, Soa décide de partir sur quelque chose de tribal (quand c’est pas street, c’est tribal avec toi, louloute, du coup ?), La Grande Dame par sur un truc Barbie Doll (bref, en mode « Je suis un porte manteau », once again) et Lolita Banana par sur des costumes folkloriques mexicains (la touche latina, as usual), un peu dragisés.

Les tenues, les maquillages, les « histoires »/mises en scène proposées, sont assez chouettes et qualitatifs. Il n’y a rien de rédhibitoire, mais… Il n’y a rien de fondamentalement transcendant non plus. On a vu des choses nettement plus ouf de leurs parts à toutes, plus tôt dans la compétition. Bordel, vous êtes le top 4 les filles, c’est là qu’il fallait avoir une carte dans sa poche pour passer votre drag à un level encore au dessus. Bref, sans être vraiment déçu (je vois le travail, je vois la qualité, je vois l’implication dans ce qui est présenté, je suis fustrée (vous saisissez la nuance ?), parce qu’elles peuvent clairement mieux à condition de vouloir et là c’est ce qui me manque un peu, le surplus d’envie.

Les critiques du jury sont assez plates et habituelles. Ils adooorent Paloma et ses références. Ils adooorent Soa et son concept tribal qui est, effectivement, visuellement le plus chiadé de la semaine. Ils surkiffent La Grande Dame en Barbie alors que c’est à mes yeux, le plus faible de la semaine : Girl si tu nous fais une Barbie, il faut viser au moins la qualité d’une Trixie Mattel, sinon, c’est pas la peine, et, BORDAYL, le padding ça existe (Même Milk, et son physique dégingandé comme le tien, sait ça !). Par contre, si ils saluent la qualité de la prestation de Lolita, elle se fait allumer sur le cliché de la latina, qui fait un peu gimmick selon eux. COMMENT ? MAIS VOUS VOUS FOUTEZ DE LA GUEULE DU MONDE ? Et Paloma et ses références perpétuelles qui sentent la naphtaline ? Et Soa et son street alternant avec le tribal toutes les semaines ? Et La Grande Dame qui se contente d’être un porte manteau pour les tenues qu’elle présente ? M’enfin ?! Vous en avez pas marre de lui mettre sur la tronche à Lolita ? Alors qu’elle a probablement été la queen la plus constante sur toute la saison ? Pire, cette semaine, elle n’a pas démérité et j’ai trouve ses costumes plus chiadés que ceux de Paloma par exemple.

Pour déterminer qui ira en finale, on a le droit à un lip-synch smackdown : les queens sont tirées au sort pour lip-syncher deux par deux, et les perdantes des deux premiers lip-synch seront le bottom two et devrons re-lip-syncher pour leur place en finale. Je ne vous dit pas qui a lip synché contre qui (des fois que vos auriez pas vu l’épisode avant de me lire (même si je me doute que vous l’avez vu, vu mon retard à poster, ou que vous vous êtes fait spoiler la queen éliminée sur les réseaux). Toujours est-il que je trouve que la perdante s’est donnée sur ses lip-synch plus que ses adversaires, et que c’est dommage qu’elle ne soit pas allé en finale. Surtout que sa dernière adversaire en la matière ne propose vraiment rien qui m’enthousiasme réellement dans l’émission (alors que son Youtube et son insta sont excellents) et n’était pas ouf dans ses lip-synchs. I blame the edit ? I blame the edit. C’est peut-être le point sur lequel l’édition française pêche par rapport à l’orginale, qui arrive, par son montage, à rendre logique à 99% du temps, l’élimination de la semaine. Et pour une émission queer tendance pédéistique, c’est un comble de ne pas être bien montée !

Alors certes, il me reste deux fav dans le top 3 (Si vous avez lu les billets précédents, vous savez à qui vont mes préférences) et je serai tout à fait ravi·e que l’une ou l’autre gagne. Mais si c’est la troisième, je vais l’avoir mauvaise, parce que je la trouve injustement favorisée depuis le début de la compétition alors qu’elle manque de profondeur et d’un je ne sais quoi dans son drag pour moi. Et si elle gagne, je vais trouver ça totalement pipé. Et là, sauf à ce qu’elle sorte des trucs de ouf sur le runway et corrige in extremis les défauts que je lui trouve, je serai pas juste frustré, ou même un peu déçu, je serai carrément dég’ !

We’ll see.

Pour relire les récaps des précédents épisodes, c’est

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